Quand la passion devient un fardeau
Ethan a commencé à modifier son corps à l’âge de 11 ans. Au fil des années, il s’est fait étirer les lobes, fendre la langue, retirer le nombril, et surtout, recouvrir l’intégralité de sa peau — y compris son visage — de plus de 200 tatouages. Un look extrême qu’il assumait sans complexe. Jusqu’à ce que la paternité ne change sa perspective. « Je ne regrette pas tout, mais je comprends aujourd’hui que l’image que je renvoie peut avoir un impact sur ma fille », avoue-t-il avec honnêteté. Aller la chercher à l’école, faire les courses ou simplement l’accompagner au parc : chaque sortie ordinaire devenait une source d’inquiétude. Non pas pour lui, mais pour la façon dont les autres pourraient juger sa fille à travers lui.

Un sacrifice courageux : repartir de zéro
Ethan a donc opté pour une solution radicale : faire disparaître ses tatouages faciaux via des séances de laser longues et extrêmement douloureuses. Depuis plus d’un an, il poursuit ce traitement « zone par zone », comme il le décrit lui-même. « J’ai probablement déjà tout passé six ou sept fois », confie-t-il. Un processus lent, mais qu’il mène avec une détermination inébranlable. Il précise que cette démarche, au-delà de l’apparence physique, l’aide également à mieux vivre son anxiété : « J’aime à penser qu’une bonne partie de mon angoisse venait du fait d’avoir un visage aussi marqué. »